Attention, l’UFC veut « fâcher la colère »
Les
responsables de l’Union des Forces de Changement (UFC) ont tenu une
conférence de presse le lundi 23 juillet dernier au siège
de leur parti pour parler du recensement électoral qui se
déroule actuellement au Togo. Au cours de la rencontre, les
responsables de l’UFC ont eu à relever les insuffisances
constatées lors de ce recensement. L’UFC a signalé
entre autres: les premières journées qui ont été
perdues faute de positionnement du matériel dans les centres,
les problèmes constatés sur certains kits et l’absence
de groupes électrogènes dans plusieurs zones, les
erreurs commises dans le déploiement des kits, ce qui fait
que des kits se retrouvent dans des centres de recensement pour
lesquels ils ne sont pas programmés, le manque de carburant
dans les générateurs, ce qui oblige les populations à
faire elles-mêmes des cotisations pour se procurer du
carburant, la mauvaise répartition des fiches d’identification
et autres consommables, les erreurs de dates d’émission des
cartes d’électeurs, l’ingérence des préfets
dans les opérations de recensement, le mauvais traitement
financier des techniciens…Malgré toutes ces irrégularités,
les responsables de l’UFC ont rassuré le peuple que leur
parti restera quand même dans le processus. Mais là ou
les gens ont eu un peu peur, c’est quand les responsables ont
déclaré qu’ils exhortent les populations « à
rester mobilisées pour répondre à tous les
appels que l’UFC lancera dans le but de redresser le processus
électoral, afin d’obtenir des élections véritablement
transparentes, libres… ».
Un débile mental qui habite Atakpamé s’est demandé
de quel appel l’UFC veut parler. Ayant à l’esprit les
évènements de 2005, le débile mental a déclaré
qu’il n’a plus envie de courir cette année. Pour lui, la
CENI n’a qu’à faire arrêter les fraudes « kpooo »
pour éviter que l’UFC ne lance son appel.
LIBERTE HEBDO
Comme le "Busher" d´Irak, ce sale bourreau
Les Gaulois ont eux-aussi exprimé leur ego
Propres sans doute à se faire un large écho.
Doit-on crier au chaos ou leur dire bravo ?
Par les urnes, ils ont préféré le pressé Sarko
À la mesurée mais audacieuse royale Ségo
Les deux ont pourtant des allures de prégo
Même si à chacun des deux colle un défaut.
À l´Élysée parisien, loin de curieux badauds
Un pygmée joue au grand dans ses petits sabots.
Il vient de la forêt et ressemble à un Gombo,
Un spécimen de la race des gnasso-n´guesso.
Pas un seul pas de franchi dans son boulot
Et leur Nico se dresse déjà sur ses ergots.
Finis, tous les beaux discours électoraux
Bienvenue au club mafieux des chefs de réseaux !
De de Gaule à Sarkozy, les mêmes numéros
L´Afrique des Samory danse encore à leur boléro
Rien de nouveau donc pour les pauvres négros
La Francafrique sera pour longtemps un fardeau
La racaille peut crever dans les insalubres ghettos
Les canailles, hélas, n´ont que faire des marginaux
On invente des formules magiques de néo-coloniaux
Pour maîtriser, dit-on, l´immigration choisie à la sarko
Vraiment fous, ces complices de fins intellos
Qui pillent et sucent l´Afrique jusqu´aux os.
Peu importent les peuples abusés qui crient haro
Sur leurs dirigeants corrompus et saouls de magots.
Ali Akondoh - Brème, Allemagne, le 28 Mai 2007.
Six chefs d’Etat de la sous région ouest africaine sont attendus demain
mardi 13 février 2007 à Sakété, dans le département de l’Ouémé, pour le
lancement officielle de l’interconnexion électrique entre le Bénin, le
Togo et le Nigeria. Fruit de la détermination des présidents béninois
et nigérian, le projet permettra à court terme, de réduire sensiblement
les problèmes d’énergie dans les Républiques du Bénin et du Togo.
La ville béninoise de Sakété dans le département de l’Ouémé sera dans
la journée de demain mardi 13 février 2007, la ville carrefour de la
coopération sous régionale oust-africaine. Demain en effet, le chef de
l’Etat du Burkina Blaise Compaoré, président en exercice de la Cedeao,
le président ghanéen John Kufor, le président de la République du Niger
Mahamadou Tandja et celui du Togo Faure Gnassingbé seront à Sakété pour
être les témoins d’un exemple de coopération sous régional rendue
effective par deux de leurs paires, en l’occurrence le président du
Bénin Yayi Boni et celui du Nigeria Oluségun Obasanjo.
C’est demain mardi 13 février 2007 de fait que le chef
de l’Etat béninois et le président due la République fédérale du
Nigeria procèderont ensemble à l’inauguration officielle du poste de
transformation de l’énergie électrique de la ville de Sakété, qui
marquera ainsi l’effectivité de l’interconnexion électrique entre les
Républiques du Bénin, du Togo et du Nigeria à travers la Communauté
électrique du Bénin (Ceb) et la Transmission Company of Nigeria (Tcn).
Ce projet d’interconnexion entre les trois pays voisins est le fruit de
la volonté affichée des présidents Yayi Boni et Oluségun Obasanjo, qui
durant ces derniers mois ont largement œuvré pour faire de la
coopération durable et de la solidarité entre leurs deux pays et ceux
de la sous région, le socle du développement du continent. Avec donc
cinq chefs d’Etat à ses côtés à Sakété demain, le président de la
République Yayi Boni aura pour sa part réussi un double pari : celui de
la dynamisation des différents axes de coopération entre le Bénin et
ses voisins et celui de l’émergence socio économique du pays à travers
justement cette coopération de bon voisinage.
L’interconnexion, une solution à la crise énergétique régionale
La mise en service du poste de transformation
électrique de Sakété permettra au Bénin et au Togo de diversifier
désormais leurs sources d’approvisionnement en énergie et de régler
ainsi pour longtemps l’épineux problème de l’insuffisance de
l’électricité à laquelle les deux pays sont confrontés, et qui se
traduit depuis des semaines au Bénin surtout, par un délestage
drastique du courant électrique. Dès demain mardi 13 février 2007, les
populations du Béninois et celles du pays voisin du Togo pourront donc
pousser un ouf définitif de soulagement. Car, l’interconnexion de la
compagnie Tcn du Nigéria avec la Ceb qui importe et met de l’énergie à
la disposition du Bénin et du Togo aura pour but de fournir à la Ceb,
environ 75 mégawatts d’énergie hydroélectrique. Une quantité qui,
associée à l’apport des autres sources d’approvisionnement situées en
Côte d’Ivoire (Viera) et au Ghana (Akossombo) permettra de combler dans
une large proportion les besoins de courant électrique du Bénin et du
Togo. Mais, préviennent les spécialistes, l’apport du Nigeria ne
résoudra pas définitivement au Bénin en tout cas, le problème de
l’énergie électrique. Notre pays a en effet besoin de 255 mégawatts
d’énergie électrique pour satisfaire de façon optimale ses exigences.
L’apport du Nigeria, ajouté à environ 100 mégawatts que le pays importe
du Ghana et de la Côte d’Ivoire ne permettra que d’approcher du seuil
optimal. « La résolution définitive de la notre dépendance réside dans
le barrage de Nangbéto pour lequel le chef de l’Etat Yayi Boni et le
ministre de l’énergie Jocelyn Dégbey sont sur tous les fronts pour
trouver un financement » dira le Directeur Général de l’énergie Cyr
Koty. Pour l’heure en tout cas, les populations elles, sont bien
contentes de tourner dos au délestage électrique et c’est pour cela que
déjà, les yeux sont tournés vers Sakété où demain à partir de 15
heures, le vent du Changement aura encore balayé un souci dans le
quotidien des Béninois.
Askanda Bachabi - Le Matinal