Lancé en juin 2011, le projet Zam-Ké, comprenez "utilise-moi encore", se veut une alternative forte à la pollution des rues togolaises par les sachets d’eau. C’est l’ONG Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, née en 2000, qui porte ce projet ambitieux de transformation des sachets d’eau usés en articles en tous genres. Entretien avec Nina Akue, chargé du projet et coordinatrice adjointe des projets de l’association, qui tente surtout de faire changer les mentalités.Nina Akue : Nos avons une équipe de laveuses qui s’occupe de collecter les sachets dans les rues, beaucoup de particuliers nous les livrent également. Elles les lavent ensuite avec des produits désinfectants. Une fois lavés, les sachets sont envoyés en ateliers pour la confection. Les gains récoltés de la vente de nos produits doivent permettre de continuer à rémunérer les six personnes travaillant sur le projet, et surtout à financer les autres projets éducatifs de l’ONG.
Nina Akue : Nous n’avons pas de personnel qui dessine les modèles, ni de bureau réel qui décide de quels produits il faut faire ou non. Toute l’équipe participe aux idées de produits qu’on peut fabriquer. Ensuite, on essaie d’en confectionner un. Si au niveau de la production, des coûts et de l’esthétique, ça fonctionne, alors nous le mettons dans nos catalogues. Nous recevons aussi des commandes spécifiques d’articles qui ne figurent pas dans nos catalogues. Pour l’esthétique, c’est la même chose, toute l’équipe donne son avis. Après cela, c’est la coordination qui décide si oui ou non on l’ajoute ou pas. Mais aujourd’hui, nous disposons déjà d’un catalogue bien défini.
Nina Akue : Nous fabriquons des porte-monnaies, des trousses, des sacs à main, des sacs de courses, des sacs d’écolier, des trousses de toilettes, des poubelles de bureau, des pots à crayon pour ne citer que cela. Nos produits sont disponibles dans certains centres culturels, dans des librairies et certains supermarchés. Tous nos clients sont contents, d’abord parce qu’aux yeux des copains, voisins, amis, ils ont des accessoires très originaux et surtout parce qu’ils font un geste écolo.
Nina Akue : Nos articles sont accueillis avec beaucoup d’enthousiasme mais surtout beaucoup d’étonnement. Les gens ont plutôt l’habitude de
voir ces sachets d’eau dans les rues ! Mais ils trouvent l’idée est géniale. Nos ventes sont toujours accompagnées d’un temps d’échange avec le client où nous lui expliquons l’intérêt de notre projet, ainsi que ce que nous devons faire des sachets d’eau une fois consommés. Nous mettons également en place des partenariats avec les écoles qui nous permettront de passer dans les classes afin de sensibiliser les élèves sur la problématique des sachets et les inciter aux tris des déchets. C’est un volet très important pour nous.Nina Akue : Les clients sont très curieux et nous posent plein de questions et surtout si c’est au Togo qu’on fabrique ces articles. Je me rappelle d’une dame à une exposition-vente. Elle est venue à notre stand et touché les articles. Très étonnée, elle nous a ensuite posé plein de questions. Nous lui avons répondu et après avoir observé chacun des articles, elle s’est mise à côté de notre stand et a commencé à louer nos produits à chaque client qui passait par là.
Nina Akue : Nous sommes partis d’un constat simple : la population togolaise consomme énormément d’eau en sachets. Et qu’est-ce qui se passe après ? Ces sachets finissent dans les rues. Nous savons tous les dégâts que cela engendre sur notre planète, c’est ce qui nous a motivés. Nous avons donc voulu donner une seconde vie à ses sachets en les utilisant pour fabriquer d’autres produits. La pollution est une problématique majeure car l’Etat n’a pas encore trouvé une solution efficace pour transformer les sachets qui se trouvent dans les rues. Par conséquent, une grande majorité de la population opte pour l’incinération des sachets. Cette solution est encore plus dangereuse car les fumées sont nocives pour la population et l’environnement.
Nina Akue : Oui, je le crois. Ces sachets ne sont peut-être pas les seules causes des inondations au Togo, mais ils y participent dans une large mesure. Les problèmes écologiques que provoquent ces sachets plastiques en général, y compris les "pure water", sont considérables. Les sachets dans les rues imperméabilisent les sols. Lorsqu’il pleut, l’eau ne s’infiltre pas dans la terre et reste en surface. Cette eau s’accumule et cause des inondations sur le long terme. Or, depuis des années, les sols togolais sont recouverts de tonnes de sachets. Les maladies en sont les conséquences directes car elles provoquent la prolifération des moustiques, à l’origine du paludisme et d’autres maladies parasitaires, et d’autres insectes près des eaux usées qui n’ont pu être absorbées par le sol.
Le T des Médias du Togo en abrégé TMT est un concept lancé par un groupe de journaliste sous le label BDD Comm and Partners dirigé par David Djagbavi, général Manager du TMT. Il consiste en une soirée haut de gamme où seuls les professionnels des médias du Togo mettront en exergue leurs talents de journalistes sur un podium de défilé de mode. A travers ce concept, les organisateurs veulent dire aux pouvoirs publics que la presse Togolaise est une presse professionnelle et permettre aux professionnels des médias du Togo de s’exprimer en dehors des micros, caméras, enregistreurs, stylos et bloc note mais sur un podium à travers une soirée glamour ce samedi 19 Mai 2012 à l’hôtel Eda-Oba à Lomé.
Parti pour perpétrer un nouveau passage en force, le pouvoir de Faure Gnassingbé semble revenir sur ses pas pour y mettre la forme. Deux facteurs sont à la base de la nouvelle attitude du pouvoir. Le lundi 14 mai 2012, la réunion de concertation du Premier ministre sur le code électoral, a été boycottée par les formations de l’opposition parlementaire (Anc et Car) ainsi que d’autres formations politiques. Seule la Convention démocratique des peuples africains (Cdpa), était présente au nombre des partis politiques regroupés au sein du Collectif « Sauvons le Togo ». Même le Parti pour le renouveau et la rédemption (Prr) de Lawson Nicolas n’a pas répondu à cette invitation.
« Le pouvoir se moque de nous. On nous invite à discuter des modifications au code électoral sans mettre à notre disposition une copie du projet envoyé par le gouvernement à l’Assemblée nationale. Le pouvoir tente ainsi de nous mettre devant le fait accompli », a fustigé en substance, Lawson Nicolas. Le tonitruant homme politique déplore que Faure Gnassingbé ait décidé de s’assoir sur les propositions retenues au Cadre permanant de discussion et de concertation (Cpdc) rénové. Un cadre également boudé par les partis de l’opposition parlementaire.
« Nous n’avons pas discuté du fond. Nous sommes allés recommander au Premier ministre de mettre à notre disposition le projet de texte sur le code électoral », a déclaré Mme Brigitte Adjamagbo-Jonhson, représentant de la Cdpa à cette rencontre. Présent à la réunion, le ministre de l’Administration territoriale Pascal Bodjona, a déploré le refus de certains partis de prendre part à cette rencontre. « Ce code électoral se veut intégrateur, c’est pour cela que nous invitons tous les acteurs à venir formuler leurs propositions pour que nous en discutions », a-t-il expliqué.
Le mercredi 09 mai 2012, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo Patrick Spirlet dans son discours à l’occasion de la Journée de l’Europe, a exhorté « tous les acteurs politiques à s’investir dans un dialogue sincère ayant pour objectif de parvenir à un consensus sur les questions d’ordre politique pour la bonne gouvernance, la démocratie et le bien-être de la société togolaise ». Pascal Bodjona avait alors répondu à cet appel en réitérant le choix du gouvernement en faveur du dialogue. Mais dès le lendemain, le pouvoir a fait entamer à travers ses députés à l’Assemblée nationale, l’étude d’un projet unilatéral visant à modifier le code électoral dans la perspective des prochaines élections.
« La lutte va être intensifiée dans les jours à venir pour la mise en œuvre de réformes consensuelles. Soit nous parvenons à créer un rapport de force équivalent aux réformes de nature à dissuader toute velléité de fraudes électorales ou nous obtenons formellement les réformes », a indiqué le 1er vice-président de l’Anc Patrick Lawson. La plus importante formation politique de l’opposition exige un découpage électoral équitable, le retour au scrutin uninominal à deux tours, la suppression du vote par procuration ainsi que le vote par anticipation des forces de l’ordre, la recomposition de la Céni, la limitation du mandat présidentiel… ».
Au Comité d’action pour le renouveau (Car), on peste contre un projet de retrait de sièges à certaines préfectures dont le Yoto et l’Amou. Le gouvernement a pourtant décidé de porter le nombre de sièges à l’Assemblée nationale de 81 à 91. Des propositions formulées par l’Anc retiennent 94 ou 110. La tension monte à l’ occasion des réformes dans la perspective des élections législatives et locales de 2012. Une échéance annoncée par Pascal Bodjona pour début novembre 2012.
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En marge de cette commémoration, le Dr Horst KÖHLER a eu des échanges qualifiés de fructueux avec le chef de l’Etat burkinabè. Selon lui, la question du chômage des jeunes a été au menu des échanges. Horst KÖHLER a également expliqué à la presse, que sa visite au Burkina Faso était déjà partie intégrante de son agenda quand il était Président fédéral de l’Allemagne… « Je suis donc venu en privé en tant qu’ami de l’Afrique rencontré le Président du Faso. Le dialogue entre le Burkina Faso et l’Allemagne doit être continuel pour qu’on puisse discuter d’un certain nombre de préoccupations intéressant les deux pays », a souligné celui qui fut aussi ancien Directeur Général du FMI.
Horst KÖHLER est né le 22 février 1943 et est économiste de formation. Il fut Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) de 2000 à 2004. Il démissionne de ses fonctions de Directeur Général du FMI en mars 2004, afin de présenter sa candidature à la présidence de la République fédérale d'Allemagne. Le 23 mai 2004, le Dr KÖHLER est élu président fédéral par l'Assemblée fédérale pour un mandat de cinq ans. Très populaire, le président KÖHLER est réélu le 23 mai 2009, il démissionnera le 31 mai 2010 suite à des polémiques relatives à la participation de l’Allemagne dans la guerre d’Afghanistan.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso
s'inscrit dans les festivités des 10 ans de ce centre de formation ayant à son actif 181 ingénieurs. La formation CISCO permet d'acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour installer, utiliser et dépanner un réseau d'entreprises, tout comme savoir configurer un "switch", un routeur et être capable de mettre en œuvre une politique de sécurité simple. Les certificats CISCO constituent un outil fiable pour évaluer les compétences d'un individu.
Une curieuse association dont l’existence légale n’est jusque là pas encore établie, se fourvoie dans l’indifférence totale de ceux qu’elle prétend défendre. Dénommée Association des Victimes de la Torture, le machin serait du pipo. Et pour cause, le gendarme reformé Amah Poko, le porteur de cette idée d’association, se retrouve seul dans cette association qui peine à mobiliser les supposés membres. Il s’agirait encore d’une de ces associations fantoches à l’image des avocats mendiants adeptes des casseroles. L’ex commandant Olivier Amah qui dit avoir été torturé lors de sa détention, précise qu’il n’a jamais fait objet d’atteinte physique à sa personne. Aussi dit-il d’être prêt à reprendre du service si on lui en donne l’occasion. « Il suffit juste que la sagesse prévale à un certain niveau et qu’une loi d’amnistie soit prise » confie t-il. Une intention claire comme l’eau de la roche mais qui ne séduit pas ses interlocuteurs A en croire un ex détenu dans l’affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat, l’ex gendarme veut passer par un mouvement à connotation de défense des droits de l’homme pour contraindre le pouvoir à le rétablir dans ses fonctions. Ce serait l’objectif de cette association, difficilement remarquable au microscope. Le compagnon de fortune de Fulbert Attisso au MCA, Guillaume Coco, aurait même décliné l’offre de faire cavalier avec Amah Poko dans une aventure pour la défense d’une cause personnelle. Condamné l’issue du procès dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé puis radié des Forces Armées Togolaises, Amah Poko s’affiche de plus en plus aux côtés de Me Ajavon Zeus lors des manifestations des ODDH.
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« Grandir à Kara » association franco-togolaise.
L’attaquant togolais du club anglais de Totthenham, (Premier league), Emmanuel Adebayor, a déclaré samedi sur les antennes d’ une radio locale, à Lomé, qu’il ne portera pas le maillot des «Eperviers» du Togo en juin prochain à l’occasion de trois matches des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014 et de la Coupe d’Afrique des Nations 2013. Le joueur a évoqué « un manque d’ambition» et « une mauvaise organisation» des dirigeants du football togolais. Adébayor a pourtant été retenu dans la liste des 35 joueurs présélectionnés par le sélectionneur du Togo, Didier Six pour les trois matches des éliminatoires de la Coupe du monde de prévue au Brésil en 2014. Les ''Éperviers'' doivent rencontrer la Libye le 3 juin 2012 et la RD Congo le 10 juin 2012. Ils seront ensuite opposés au Kenya le 15 juin 2012 pour le compte du match retour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013. L’absence d’Emmanuel Adébayor, la cheville ouvrière des «Eperviers» sera un coup dur pour l’équipe togolaise à l'occasion de ces matches importants.
construire trois salles de classe dans un village du sud du pays. Après avoir rejoint un groupe d'adolescents de Laillé, Benjamin et ses amis ont décidé d'organiser un concert pour financer leur projet. Encadré par Paul Banas, animateur de la communauté de communes à Chanteloup et Pléchatel, Benjamin a rencontré des élus, fait un dossier de demande de subventions auprès de la mairie de Chanteloup, s'est occupé de la communication et a contacté différents groupes de musique pour animer cette soirée solidaire.
Le mois de juin s’annonce très chargé pour la sélection nationale de football du Togo à l’instar de toutes les sélections africaines.Selon un communiqué officiel parvenu à la PANA à Lomé, ce programme qui sera mis en œuvre par le Bureau-pays de l’OMS, «permettra de renforcer le dialogue politique autour de la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire (PNDS) en mettant, en particulier, l'accent sur l'enjeu stratégique qu'est le renforcement des capacités du personnel de la santé, le dialogue politique au niveau décentralisé et autour du médicament. »
Ce Programme, souligne le communiqué, porte également sur les « axes prioritaires du secteur de la santé, la mise en place d'un cadre fiduciaire harmonisé, visant à améliorer l’efficacité et la transparence de la gestion des ressources allouées au secteur de la santé du Togo ».
Cet appui rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du Plan national de développement sanitaire (2012-2015) validé le 18 février dernier, et offre une opportunité au Togo pour la mise en œuvre des réformes de son système de santé nouvellement initiées.
La validation du PNDS est intervenue six mois après l'adoption de la politique nationale de la santé visant notamment l'universalité des soins, la disponibilité des ressources humaines adéquates et les infrastructures de qualité pour l'atteinte des OMD d'ici 2015.
En effet, Plan national de développement sanitaire, dont le coût additionnel nécessaire à sa mise en œuvre est estimé à 120,75 milliards de francs Cfa, prend en compte, en quatre axes, les priorités du secteur de la santé, sur quatre ans, avec des objectifs précis portant notamment sur la réduction sensible de la mortalité néonatale de 35%, la mortalité chez les moins de 5 ans de 42% et la mortalité maternelle de 28%.
Ainsi, selon les prévisions du gouvernement, les taux de mortalité passeront de 123 à 71 pour 1.000 naissances vivantes chez les moins de 5 ans, de 78 à 47 pour 1.000 naissances vivantes chez les moins un an, de 39 à 25 pour 1.000 naissances vivantes chez les nouveau-nés, et de 350 à 240 pour 100.000 naissances vivantes chez les femmes pendant la grossesse.
Pana - http://www.afriquejet.com
le nombre de députés à l’Assemblée nationale, adoptés en conseil des ministres respectivement les 18 et 30 avril 2012. Par le biais de cette déclaration liminaire à sa conférence de presse du 9 mai 2012, l’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition) dénonce le refus du gouvernement d’opérer les réformes politiques sur une base consensuelle. «L’adoption de ces deux projets de loi, sans aucun consensus préalable, procède d’une démarche unilatérale en contradiction avec le nécessaire consensus prôné par l’Accord Politique Global (APG). Elle constitue une violation flagrante du protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la bonne gouvernance qui, en son article 2, 1er alinéa, section II, stipule que : « aucune reforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six(6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques». Elle confirme la volonté du régime RPT d’imposer par un nouveau coup de force, un code électoral et un découpage électoral dénués de tout sens aussi bien au regard de la Constitution de notre pays et des revendications de la classe politique et des populations togolaises que par rapport aux recommandations des missions d’observation électorale de l’Union Européenne (UE) de 2007 et de 2010.L’analyse des deux textes appelle, en particulier, les observations suivantes :
1) Projet de loi portant code électoral
Ce projet de loi n’apporte aucune amélioration au cadre électoral existant et laisse persister les dispositions qui favorisent la fraude électorale. En effet:
Le vote par anticipation des forces armées et de sécurité qui est, de façon constante, source de fraude, est maintenu, de même que le vote par procuration alors que les missions d’observation électorale de l’UE recommandent leur abolition.
Alors que l’ANC et le FRAC revendiquent la suppression des missions électorales de la Cour Constitutionnelle, en raison de forfaitures répétées et de proclamation de résultats frauduleux, non seulement le projet gouvernemental maintient de telles missions, mais encore il foule aux pieds les modifications constitutionnelles recommandées par l’UE en termes de « pouvoir d’enquête » et de « devoir de vérification » et par le PNUD (Rapports des experts du projet PEACE) qui recommande de déclarer la Cour Constitutionnelle du Togo « juge du contentieux électoral » et « chargée du recensement général des votes en vue de la proclamation des résultats définitifs.»
Les procédures du vote, de dépouillement et d’affichage des résultats dans les bureaux de vote ainsi que les procédures relatives à la collecte, à la centralisation, à la validation et à la publication des résultats dans les CELI et à la CENI demeurent floues et ambigües dans le but de faciliter la falsification des résultats sortis des urnes.
En voulant régler la question du professionnalisme de la CENI, ce projet de loi créé un poste de Secrétaire Exécutif, nommé en conseil des ministres, avec des prérogatives de recrutement d’experts nationaux et internationaux, ce qui peut être à l’origine de conflits de compétence aussi bien que de fraudes.
2) Projet de loi organique fixant le nombre de députés à l’Assemblée nationale
Ce projet de loi, qui fixe le nombre de députés à 91, est un tissu d’opacité et de contrevérités destiné à abuser la communauté internationale. En effet, en prétendant, dans son exposé des motifs, que ce texte est « la traduction de la volonté politique du gouvernement de garantir l’équité de la représentation nationale et se veut consensuel puisqu’il prend en compte les recommandations des missions d’observation électorale de l’Union Européenne ainsi que le vœu des différents acteurs politiques de voir renforcée la représentativité des partis politiques au sein de l’hémicycle », le gouvernement fait preuve de mauvaise foi et ne traduit nullement la réalité des recommandations de l’UE, qui relève que « la répartition des sièges entre les circonscriptions aboutit à des variations très importantes dans le coefficient de représentativité des sièges au détriment, principalement, des circonscriptions du Sud et tout particulièrement de la ville de Lomé et de son « hinterland » (préfecture du Golfe)’’.
Le texte foule aux pieds les articles 4 et 5 de la Constitution de notre pays qui garantissent le principe de l’égalité du suffrage, principe consacré par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies dans ses commentaires sur l’article 25 du Pacte International sur les Libertés Civiles et Politiques’’, en ces termes : “Le principe d’une personne, un vote doit s’appliquer et, dans le cadre du système électoral de chacun des Etats, le vote d’un électeur doit être égal au vote d’un autre. La délimitation des circonscriptions électorales et la méthode d’allocation des sièges ne doivent pas aboutir à une distorsion de la distribution des électeurs…”. La ‘’réunification’’ de la commune de Lomé et de la préfecture du Golfe en une seule circonscription électorale est inacceptable, la ville capitale du pays ayant par le fait même, un statut particulier qui le distingue des autres subdivisions administratives.
L’utilisation d’un « critère pondéré de représentativité démographique et géographique » par le gouvernement viole la constitution : les députés élus par les populations ne sauraient représenter des kilomètres carrés ! Le mode de scrutin de liste à la représentation proportionnelle, que tente d’imposer le gouvernement, n’a fait l’objet d’aucun consensus. Il fait partie des reformes constitutionnelles et institutionnelles prévues par l’APG et dont la mise en œuvre est exigée par toute la classe politique avant l’organisation de tout scrutin.
Enfin, une totale opacité entoure la question essentielle de la répartition des 91 sièges entre les circonscriptions électorales.
L’alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce et condamne avec fermeté le refus du gouvernement d’opérer sur une base consensuelle, les réformes qu’appelle l’organisation d’élections justes et transparentes au Togo. Elle demande aux populations de se mobiliser pour faire échec à ce nouveau coup de force.»
Pour le Bureau national,
Le Vice-Président
Patrick LAWSON-BANKU
Accablée par des accusations de corruption et sous la pression du pouvoir exécutif dans les procès à connotation politique, la magistrature au Togo subit impuissante la dégradation de son image au sein de l’opinion. Une situation face à laquelle, les magistrats interpellent les autorités en soumettant des doléances à satisfaire avant la vacation judiciaire prochaine. Dans une pétition adressée au Conseil Supérieur de la Magistrature avec copie aux autorités dont le Président de la République, des magistrats ont dressé un tableau sombre de leurs conditions de travail et de rémunérations. Datée du 05 mai 2012, le catalogue du diagnostic des causes du malaise et de l’inefficacité de la justice, propose en cinq (05) points, les solutions urgentes à y apporter. Partant de la nécessité de l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif comme prescrit par l’article 113 de la Constitution de la IVème République et de la prérogative de garant de cette indépendance de la Magistrature que la loi fondamentale confère au Chef de l’Etat à travers les dispositions de son article 115, la pétition rappelle « qu’il est indéniable qu’une indépendance effective du magistrat est subordonnée entre autres, à une sécurité financière que doit lui garantir l’Etat ».
Or, constatent les magistrats signataires de la pétition, « aujourd’hui, le magistrat togolais assiste impuissant à la dégradation de ses conditions de vie et de travail; que son traitement misérable est sans commune mesure avec ceux de ses collègues de l’espace UEMOA et n’est point en adéquation avec le pouvoir judiciaire qu’il incarne ; que la rémunération du Juge togolais n’est non plus en adéquation avec le coût de la vie et surtout avec son rang social ».
A titre d’exemple de la précarité sociale qui expose le magistrat « à la manipulation et à la corruption de toutes parts », les signataires citent le Décret N°2009/167/PR modifiant le décret .N°2008/038/PR du 28 mars 2008 établissant la liste des bénéficiaires de l’indemnité de fonction. Ce décret du Président de la République fixe à 100 000, l’indemnité de fonction de certains agents de l’administration publique, pendant que celle des magistrats varie entre 10.000 et 65. 000 francs CFA.
Par ailleurs dans sa logique de conférer un privilège aux homme habillés qui constituent un bouclier pour l’alternance politique, le pouvoir togolais octroie à un commissaire de police, placé sous l’autorité du magistrat en matière de police judiciaire, une indemnité de logement de 80.000 au moins, alors que celle des magistrats ne varie qu’entre 25.000 et 40.000 francs CFA. Un avant projet de statut validé depuis novembre 2008 et transmis au gouvernement en vue d’offrir aux magistrats de meilleurs traitements et de conditions de travail et de vie, en rehaussant entre autres, la base salariale et de nouvelles indemnités notamment de l’indemnité judicature, est rangé aux oubliettes par les autorités.
Les signataires qui déplorent que les « magistrats togolais essuient quotidiennement mépris et insultes tant de la part des autorités que des justiciables », constatent également avec amertume que les juridictions sont dépourvues de moyens et de crédit de fonctionnement. Une situation que plusieurs recommandations récentes faites à l’Etat togolais, dans le cadre notamment de l’Examen Périodique Universel (EPU) en 2011 et de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) en avril 2012, mettant l’accent sur la nécessité de l’amélioration des conditions de travail et de vie du magistrat togolais, n’ont pas contribué à améliorer.
Pour remédier à la situation, les signataires qui dénoncent l’absence d’ « efforts palpables en vue de mettre en œuvre ces recommandations de même que l’ inertie des organes censés défendre les intérêts des magistrats, » demandent au Conseil Supérieur de la Magistrature de prendre toutes les dispositions afin que dans l’attente de l’adoption « dans les meilleurs délais » du nouveau statut des magistrats et autres modifications en vue de l’amélioration des conditions de travail et de vie des magistrats, cinq exigences trouvent satisfaction.
Il s’agit de l’amélioration des indemnités des magistrats (Indemnités de fonction, de logement, de transport, de bibliothèque), l’équipement de toutes les juridictions en matériels (équipements bureautiques et informatiques performants, matériels roulants un budget autonome, ligne téléphoniques et crédits de communication), et à moyen terme, des travaux de réfection des tribunaux, des maisons d’arrêts et de détention érigées dans le ressort de toutes les juridictions, la mise en réseau de toutes les juridictions.
Les magistrats insistent également sur l’intensification et l’amélioration de leur formation continue et la garantie de leur pleine sécurité. Ils espèrent enfin, que ces conditions seront réunies avant la vacation judiciaire prochaine, fixée à juin 2012.
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Quatre-vingt-onze sièges à la prochaine Assemblée nationale, contre quatre-vingt-un sièges actuellement, c’est le quota que le gouvernement à adopté en conseil des ministres. Cette décision n’a pas satisfait les partis politiques de l’opposition, qui montent déjà au créneau. C’est le Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui a le premier fait savoir sa position lundi 7 mai lors d’un point de presse. Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) déplore et dénonce des anomalies dans la nouvelle configuration des sièges de députés pour la prochaine législature. L’instance dirigeante du parti était face à la presse lundi 7 mai 2012 au siège du parti à Lomé. Depuis les législatives de 1994, les préfectures d’Amou et de Yoto élisaient trois députés ce qui n’est plus le cas avec le nouveau découpage. Selon le nouveau découpage électoral qui porte à quatre-vingt-onze le nombre de députés à l’Assemblée nationale, les préfectures d’Amou et de Yoto éliront deux députés. C’est une injustice faite à ces deux préfectures clame le CAR, qui demande avec insistance que la situation redevienne ce qu’elle était au risque de le voir mobiliser les natifs de ces préfectures dans des marches qu’il prévoit d’organiser dans les jours à venir.
fustige une inexactitude et donne des précisions. « On ne prête qu’aux riches », répond sur un air de plaisanterie, l’ancien Premier Ministre Edem Kodjo, à la nouvelle selon laquelle, c’est lui « qui a principalement inspiré la fin du parti historique ». Une infirmation publiée par le confrère « Lettre du Continent » sous le titre « Faure tue le père …définitivement », dans son édition N° 634 du 03 mai 2012 et largement reprise par des journaux au Togo. Pour démontrer à quel point il était étranger à la disparition du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) l’ancien président de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) déclare, « je n’ai su la date du Congrès de Blitta qui a prononcé la dissolution du RPT qu’en lisant les journaux ». M. Kodjo n’était pas non plus au congrès constitutif de la nouvelle formation politique dénommée Union pour la République (UNIR), tenu le même jour dans la soirée du congrès de Blitta. « J’ignorais même jusqu’à la dénomination de la nouvelle formation politique », martèle t-il. Celui qu’on présente également comme étant l’authentique inspirateur de la création du RPT, avait en cette qualité, demandé dès novembre 1990, la dissolution de l’ancien parti unique dont le patrimoine revenait à tous les Togolais. C’était lors d’un débat au parlement de transition dénommé Haut Conseil de la République (CHU).
Le lendemain, on a assisté à la mise à sac et à l’incendie de sa résidence à Agoè, une banlieue de Lomé. Pendant les audiences de la Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR), Edem Kodjo a rappelé ces faits et sa position sur ce point précis de l’histoire politique du Togo.« Je persiste d’ailleurs à croire que la dissolution de ce parti est une excellente initiative. Cela ne veut pas dire que j’en sois l’inspirateur », ajoute t-il.
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L'homme politique d'origine togolaise naturalisé Français, Kofi Yamgnane, Conseiller aux affaires africaines du nouveau président français, François Hollande, a dit, dans une interview publiée mardi par le site de Mo5-Togo qu'il était prêt à porter au Togo toute son expérience politique pour la construction de la démocratie. « Je ne peux apporter au Togo et aux Togolais que ce dont je suis détenteur: l'expérience de la pratique de la démocratie. Je suis né au Togo, mes parents togolais m'ont élevé avec une certaine déontologie; la France, mon pays d'adoption m'a permis d'accéder aux fonctions électives et exécutives parmi les plus hautes. Tout ce mélange a fait de moi ce que je suis aujourd'hui: un homme debout, un pied sur le continent africain, l'autre sur le continent européen. », a dit M. Yamgnane.Xinhua
Neal Wolin (photo), le secrétaire adjoint américain au Trésor (l’équivalent du ministère des Finances) achève mercredi une visite de 48h au Togo. Un déplacement à caractère économique et financier destiné à examiner les défis auxquels le pays est confronté et à imaginer des partenariats avec le FMI, la Banque mondiale et le secteur privé. Les investissements directs américains au Togo sont encore très limités. A cela deux raisons, 20 ans de sanctions économiques ont largement contribué à détourner les milieux d’affaires de ce marché ; ensuite, le Togo pendant des années n’offraient pas de d’opportunités véritablement séduisantes. Pourtant, à la fin des années 80, le Togo avait été l’un des premiers pays africains à bénéficier du soutien de l’agence publique américaine OPIC (Overseas private investment corporation) pour l’installation d’une zone franche.republicoftogo.com
aujourd’hui au Togo n’est plus la même qu’en 2005. Ils peuvent retourner chez eux », a-t-il déclaré à la télévision.
Le Collectif « Sauvons le Togo » a mobilisé samedi dernier des dizaines de milliers de Togolais pour une bien symbolique cérémonie. Une profession de foi autour du monument de l’Independence. Malgré un impressionnant dispositif sécuritaire, les militants et sympathisants de l’opposition regroupés au sein du Collectif « Sauvons le Togo » aux côtés d’organisations de la Société civile, ont répondu nombreux à l’appel des organisateurs. Ces derniers ont tenu à rééditer le coup, après la répression d’une première initiative, le 27 avril, jour de l’indépendance. Bravant la canicule, ils ont convergé à la Place de l’indépendance pour réaffirmer leur foi, leur engagement et leur fidélité à la lutte comme l’avaient fait les combattants pour l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il y a 52 ans. A leur arrivée, un impressionnant dispositif ceinturait les alentours de la place. De quoi avoir peur pour des débordements après la précédente répression de la manifestation du 27 avril 2012. Mais très vite, des conciliabules entre les organisateurs et les forces de sécurité ont contribué à débloquer la situation. « Nous suivions de très près la situation et tout s’est bien passé », va d’ailleurs confier le Ministre de l’Administration du territoire, Pascal Bodjona, confirmant la sensibilité de cette manifestation appelée par l’opposition au moment où un projet de loi modifiant le code électoral a été adressé unilatéralement par le pouvoir à l’Assemblée nationale.
D’un témoignage d’une vieillard de 94 ans, témoin de l’âpre lutte pour l’indépendance au message du président du CST Me Zeus Ajavon, en passant par la prière d’intercession, une partie du discours de Sylvanus Olympio père de l’indépendance et autres messages, tout a eu un ton de solennité. Mais le plus solennel de la cérémonie, c’est quand l’immense foule, la main droite levée, professa sa foi de donner un autre sens à la lutte pour la « libération de la patrie en danger ». « Peuple togolais, par ta foi, ton courage et les sacrifices, la nation togolaise est née.
Nous Togolais, rassemblés en ce jour mémorable au pied du monument de l’indépendance.
Nous nous engageons de nouveau comme nos Aïeux il y a 52 ans, à libérer notre cher pays le Togo, de la tyrannie dans laquelle certains togolais l’ont plongée. Nous citoyens togolais rassemblés ici en ce jour mémorable, prenons l’engagement solennel d’œuvrer inlassablement avec les jeunes, vieux, hommes et femmes, travailleurs de tous les secteurs d’activités, policiers, gendarmes, militaires, où qu’ils soient, pour la libération du peuple togolais.
Nous jurons, par cet engagement citoyen, dans la dignité, fidélité au serment de nos Aïeux, tout sacrifier pour que vive et prospère le Togo, notre Togo, l’or de l’humanité ». Ce sont là les phrases prononcées par les manifestants en guise de profession de foi. Sous la direction de la CST, les populations ont prêté serment de combattre la gabegie, les assassinats politiques, la confiscation du pouvoir, la torture, le vol, l’instrumentalisation de la justice et d’autres maux que dénoncent les organisations et partis politiques regroupés au sein du collectif.
Aghu,© koaci.com
d'organisation au cours d'une conférence de presse. Ce festival qui a pour le thème "Cinéma, art diversité, coopération et développement", va réunir environ 280 créateurs de plus de 25 pays d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Il s'agira d'un cadre de rencontre des talents artistiques, une tribune d'échanges et un centre de formation critique qui entend permettre aux jeunes de se frotter avec leurs homologues des autres pays, en vue d'améliorer leurs créations.
(Agence Ecofin) - Ecobank Togo a délivré en 2011 un résultat net de 4,9 milliards FCFA et a accru son total bilan à 253 milliards par un accroissement des dépôts de la clientèle à 192,5 milliards. Le produit net bancaire de la banque s’est élevé à 18,9 milliards. En 2012 le management de la banque représenté par Didier Alexandre Correa, directeur général d’Ecobank Togo mise sur l’extension du réseau d’agences, l’amélioration de la qualité de ses services et l’innovation produit pour conquérir de nouvelles parts de marché. Ecobank Togo créée en 1988 sous l’impulsion d’Ecobank Transnational Incorporated dont elle est la première filiale.agenceecofin.com/
Vous étiez sans doute devant votre poste de télévision pour suivre la finale de la Coupe d’Algérie qui a opposé les deux derniers adversaires du CAB. Quel est votre commentaire sur cette finale ?L’Entente méritait de gagner la Coupe d’Algérie. Elle avait fait une bonne entame de match. Et elle l’a bien fini. Le CRB n’a pas démérité. Il était plus volontaire que Sétif, mais il a manqué de réussite. Dans l’ensemble on a assisté à une bonne finale…
Ça a dû plaire à Hayatou et Blatter, n’est-ce pas ?
On n’a pas cessé de nous les montrer à la télévision, mais on était là pour voir le match.
Si on revenait sur la situation du CAB. Comment se présente l’avenir de votre équipe en championnat ?
On a encore deux matchs difficiles à jouer. On n’a pas le droit au faux pas pour ne pas compliquer encore plus notre situation et perdre des places au classement. Les matches ne se gagnent pas dans la tête, ou avant de les jouer. Il faut les gagner en les disputant.
Vous avez sans doute entamé la préparation du match de samedi prochain contre le MCEE...
Bien sûr, on est en plein dans la préparation du match face à El Eulma et de celui qui va suivre. Parce qu’il y aura deux matchs en quatre jours, on doit se tenir prêts physiquement. Le coach a bien dit que chaque joueur doit faire son match comme il se doit si on veut le gagner tous ensemble.
Qu’est-ce que vous connaissez du MCEE ?
C’est notre adversaire direct au maintien. Cette équipe est derrière nous. Elle était bien classée mais elle a perdu de sa verve ces dernières semaines, ce qui lui a fait perdre de nombreuses places au classement. Actuellement, elle est notre poursuivant immédiat au classement. On a disputé un match amical contre cette équipe, il y a quelques semaine de cela seulement et on est bien renseignés sur ce club
Comment doit réagir le CAB contre son adversaire de samedi prochain ?
On doit garder un écart respectable entre nous et le MCEE. Le MCEE viendra avec ses armes. A nous d’éviter la surprise
Comment ferez-vous pour éviter la surprise ?
Croire à la victoire jusqu’au bout. Ne pas se prendre la tête. Si on se dit qu’on y est parce qu’on a battu l’ESS et le CRB et si on ne respecte pas notre prochain adversaire, on risque d’avoir de mauvaises surprises. Et moi, je ferai tout pour battre le MCEE parce que j’ai envie aussi de rentrer au Togo avant la fin du championnat
En avez-vous parlé au président ?
Oui, bien sûr, le président m’a dit que si on bat le MCEE, il me laissera rentrer dans mon pays. Du coup, je suis pressé et excité pour que samedi arrive pour jouer le match.
Si vous gagnez contre le MCEE, avec 35 points, vous serez sauvés ?
Je pense que dans un championnat avec 16 clubs, 35 points seront suffisants pour rester en Ligue1, surtout que nous jouerons des matches contre des adversaires directs pour le maintien.
Le président vous a sans doute dit que si l’équipe se maintenait, vous pourriez rentrer au Togo…
Je pense qu’on va réaliser cet objectif dans la semaine. De toutes les façons, je vais avoir une discussion avec le président dans la semaine.
Vous allez sans doute parler de votre avenir au CAB ?
Oui, le président m’a dit que des clubs veulent m’enrôler. On discutera de tout cela dans la semaine. Comme ça, je pourrai rentrer tranquille pour passer des vacances auprès de ma famille.
Ça se passe beaucoup mieux pour vous depuis votre arrivée à Batna…
Quand je suis arrivé, j’étais en manque de compétition et de préparation. Et à mon arrivée, je me retrouve dans un club qui n’était pas bien au classement et qui vivait une crise de résultats. Ce n’était pas facile de retrouver ses repères dans ces conditions, mais aujourd’hui, ça se passe beaucoup mieux pour le club et pour moi
justice. Pendant ce temps, les organisations nationales de défense de la liberté de presse, exigent enfin des sanctions contre les auteurs d’agression sur les journalistes.Le vendredi 27 avril 2012, le journaliste Noel TADEGON a reçu un violent coup sur la nuque, alors qu’il couvrait la répression d’une manifestation par les forces de sécurité. Selon son témoignage, tout est parti d’une colère du Commissaire de police Athna SAMA, qui a ordonné à ses éléments de lui prendre sa camera et de l’embarquer, parce que mécontent de le voir filmer les forces de sécurité débarrasser les barricades posées par des manifestants. « Alors que je discutais avec le Commissaire SAMA, j’ai reçu un coup violent sur la nuque. L’ai alors perdu connaissance. A mon réveil, je n’ai pas retrouvé ma camera », a-t-il raconté.
Le correspondant de Reuter TV et de Deutsch Welle s’est ensuite retrouvé dans une clinique, où il a reçu des soins intensifs. Libéré dans la soirée, il a contacté le Ministre de la sécurité, le Col. Gnama-Latta Dokissim qui souhaitait lui présenter des excuses. « Je n’accepte pas ses excuses. Ils m’ont frappé à un point qui aurait pu m’être fatal. Je ne veux pas non plus qu’ils prennent en charge les frais de mes soins médicaux », s’est indigné le journaliste qui a traité de « sauvage », l’attitude du Commissaire SAMA. « Ma petite expérience m’a conduit à couvrir des conflits armés. Et même sur les champs de ces conflits, les éléments n’ont pas ces comportements », a-t-il déploré. Je vais de mieux en mieux, mais j’ai toujours mal à la tête a indiqué le journaliste ce mercredi.
Comme certaines organisations
professionnelles de médias qui l’ont fait savoir dans des communiqués condamnant cette agression, Noel TADEGNON envisage de saisir la justice. « Cette affaire ne va pas s’arrêter là. Avec mes responsables nous allons saisir la justice », a-t-il annoncé. Outre sa camera, celle de la chaîne privée TV7 a également été saisie. Selon Aladji Victor, membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) s’exprimant à une table ronde à l’Ambassade des USA, l’instance constitutionnelle de régulation a saisi le gouvernement pour qu’une enquête sopit ouverte sur cette agression et que les conclusions soient rendues publiques.
Dans un communiqué sanctionnant le conseil des ministres tenu lundi 30 avril, le Col Gnama-Latta a reconnu que des agents ont exercé sur le journaliste des violences qu’on aurait pu éviter. « Les quatre agents ont écopé& d’une sanction », précise le communiqué sans autre détails notamment sur les conditions de l’agression et les identités des agents qui seraient sanctionnés.
L’agression des photojournalistes par les forces de sécurité sur les lieux de reportage, est devenue récurrente depuis l’amorce de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de mars 2010. Depuis, les organisations de défense de la liberté de presse, déplorent de nombreux cas de violences exercées sur les journalistes par les forces de sécurité.
Le 09 mars 2012, le photojournaliste Frédo ATTIPOU qui couvrait une marche des Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) a été victime d’une agression de la part de policiers. A ce jour, aucune sanction n’a été prise contre les auteurs de cette violence qui pourtant sont identifiables. Pour toute réaction, le Ministre de la sécurité s’est contenté de présenter des excuses à la victime et de prendre en charge les frais médicaux. Selon l’association SOS Journaliste en Danger, « le but de ces agressions est d’empêcher les journalistes d’avoir des preuves des violences exercées par les forces de sécurité sur les citoyens à l’occasion des manifestations de protestation ».
L’agression du journaliste Noel TADEGNON est intervenue en marge de la répression par ls forces de sécurité, d’une manifestation pacifique organisée par le Collectif « Sauvons le Togo », à l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance du Togo.
Aghu,© koaci.com
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